lundi 3 mai 2010
Le prix d'un livre.
Par monade - Le Blog - Lien permanent
Dans une tribune publiée la semaine dernière dans Le Monde, Alain Absire faisait état de la rupture des négociations entre la SGDL et le SNE sur la question des droits numériques des auteurs.
Rendant hommage à l'attitude constructive des négociateurs du SNE, P.O.L. et Gallimard en tête, il y déplorait, finalement, la dénonciation par d'autres éditeurs d'un accord déjà presque conclu, au bénéfice de tous. Dans le même temps, c'est un hasard, le MOTif publie son étude sur le coût d'un livre numérique, confiée à Hervé Bienvault, professionnel reconnu du milieu de l'édition et par ailleurs animateur du blog Aldus. Que dit l'étude ? Que s'il est faux de prétendre qu'un livre numérique ne coûte rien, affirmer qu'il coûte plus cher qu'un livre papier est tout aussi aberrant. Certes, nous n'avons pas pris en compte les investissements nécessaires, ni d'ailleurs les frais de structure (personnel + loyers, pour simplifier) qui seront liés à terme à l'édition numérique. Dans un marché encore inexistant, l'étude d'Hervé Bienvault est un flash de l'instant T. Mais voilà, l'étude d'Hervé Bienvault montre que la rentabilité est, à moyen terme, envisageable, du moins pour des livres sans contenus multimédias. Dès lors, est-il anormal que les auteurs demandent à être rémunérés en conséquence ? Un signe, en tout cas : l'appel du numérique des auteurs prend de l'ampleur et dépasse aujourd'hui largement le cadre des auteurs de BD qui l'ont initié. Après tout, établir un rapport de forces est une des voies de la négociation. L'étude du MOTif, espérons-le, servira à toutes les parties en présence. Comme le rappelle justement Alain Absire, jouer les uns contre les autres, c'est faire le jeu de Google et d'Amazon. Et la valeur de la création ne dépend pas, elle, d'une puce en silicium.
Rendant hommage à l'attitude constructive des négociateurs du SNE, P.O.L. et Gallimard en tête, il y déplorait, finalement, la dénonciation par d'autres éditeurs d'un accord déjà presque conclu, au bénéfice de tous. Dans le même temps, c'est un hasard, le MOTif publie son étude sur le coût d'un livre numérique, confiée à Hervé Bienvault, professionnel reconnu du milieu de l'édition et par ailleurs animateur du blog Aldus. Que dit l'étude ? Que s'il est faux de prétendre qu'un livre numérique ne coûte rien, affirmer qu'il coûte plus cher qu'un livre papier est tout aussi aberrant. Certes, nous n'avons pas pris en compte les investissements nécessaires, ni d'ailleurs les frais de structure (personnel + loyers, pour simplifier) qui seront liés à terme à l'édition numérique. Dans un marché encore inexistant, l'étude d'Hervé Bienvault est un flash de l'instant T. Mais voilà, l'étude d'Hervé Bienvault montre que la rentabilité est, à moyen terme, envisageable, du moins pour des livres sans contenus multimédias. Dès lors, est-il anormal que les auteurs demandent à être rémunérés en conséquence ? Un signe, en tout cas : l'appel du numérique des auteurs prend de l'ampleur et dépasse aujourd'hui largement le cadre des auteurs de BD qui l'ont initié. Après tout, établir un rapport de forces est une des voies de la négociation. L'étude du MOTif, espérons-le, servira à toutes les parties en présence. Comme le rappelle justement Alain Absire, jouer les uns contre les autres, c'est faire le jeu de Google et d'Amazon. Et la valeur de la création ne dépend pas, elle, d'une puce en silicium.
