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Bibliothèques universitaires : les françaises à la traîne

Dans le rapport "Comparaison internationale de bibliothèques universitaires : étude de cas" adressé à la Ministre de la recherche et de l’enseignement supérieur, deux inspecteurs généraux des bibliothèques pointent les insuffisances hexagonales.

Cette étude fondée sur des indicateurs essentiellement quantitatifs met en exergue les forces et faiblesses des bibliothèques universitaires françaises en partant d’un échantillon de 27 bibliothèques (14 bibliothèques étrangères, dont 11 en Europe, deux aux Etats-Unis et une au Canada, et 13 bibliothèques françaises).

En termes de moyens, les dépenses documentaires et volumes d’acquisitions (documents imprimés et ressources électroniques), toutes les bibliothèques étrangères, à l’exception de celle de Madrid, consacrent plus de 100 € par an et par étudiant à la documentation.
A l’exception de la Sorbonne et de la BNUS (Strasbourg), aucune bibliothèque française n’atteint ce seuil. Quatre d’entre elles y consacrent même moins de 50 euros : la BIU de Montpellier, le SCD de Paris 10 Nanterre, Lyon 2 et le SICD Grenoble 2&3.
Sur les 10 bibliothèques qui consacrent plus d’1 million d’euros à l’acquisition de ressources électroniques, une seule est française : le SCD de Strasbourg.

Et pourtant ce n’est pas faute d’un manque d’enthousiasme des étudiants français pour leur bibliothèque universitaire. Bien au contraire, parmi les 12 établissements ayant totalisé plus d’un million d’entrées en 2007, 4 sont français (Strasbourg, Montpellier, Nantes et Nice) ; par comparaison, sur les 10 universités recevant le plus grand nombre d’étudiants, 5 sont françaises.

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