Ruiné par un procès, il avait dû fermer la maison d’édition qui portait son nom et qu’il avait créée avec enthousiasme, et dont la forme coopérative dans les choix éditoriaux (mais pas seulement) donnait d’étonnants résultats. S’étant engagé à payer l’ensemble des dettes contractées, il n’avait pu surmonter l’épreuve et après s’être exilé, a brusquement disparu au début du mois. Son corps a été retrouvé trois semaines plus tard en forêt.
On ne peut face à un destin aussi tragique chez cet homme jeune et d’une rare convivialité, que constater le gâchis immense que cette disparition représente. Elle illustre aussi les difficultés parfois insurmontables que rencontrent les éditeurs indépendants, qu’un simple incident peut précipiter dans de véritables drames.
A sa famille et ses nombreux amis, le MOTif présente ses condoléances attristées.
Yves Frémion, président du MOTif
Des messages de condoléances sont publiés sur le site de sa maison d’édition
< Retour