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ElabZ ! le laboratoire sur le livre numérique est lancé

Afin d’étudier dans la durée le piratage de livres sur le net, le MOTif crée un outil pour mesurer le phénomène. Il a aussi vocation plus largement à décrypter les usages de la consommation de livres numériques. C’est en fin de compte l’écosystème de ce marché naissant qui est au coeur de notre observation.

 

L’étude EbookZ ? parue en octobre 2009 a constitué la première étape des recherches du MOTif sur le piratage numérique de livres. À cette date, elle a pu conclure à la faible présence des livres français sur les réseaux pirates. Cependant, une observation régulière de ce phénomène apparaît nécessaire si l’on veut en suivre l’évolution, dans un marché du livre numérique en pleine progression.

  • ElabZ ! explore en premier lieu l’offre et la demande de livres numériques dans ses deux volets : légale et pirate.
  • ElabZ ! étudie par ailleurs les mécanismes de l’intermédiation, autrement dit les modalités de mise en relation de l’internaute avec les livres (blogs, réseaux sociaux, moteurs de recherche, sites ...).

Ces deux objets de recherche sont corrélés : des usages de consommation dépendront l’évolution du marché, et inversement. Ils s’attachent à cerner ainsi les différents biais par lesquels le livre s’insère dans un marché naissant.

La mise en oeuvre et l’exploitation des résultats de l’ElabZ ! ont été confiées à Mathias Daval, d’Edysseus Consulting, et à Rémi Douine, de la société The Metrics Factory spécialisée dans l’extraction de données sur internet.

Premiers tableaux de bord

  • Quel est le profil d’un cyber-pirate ? Quelques éléments ...

L’âge moyen des pirates répondants est de 29 ans, ce qui va contre l’idée reçue du pirate adolescent. Les pirates de livres sont aussi de gros consommateurs de livres papier en termes de budget et de nombres de livres lus par an. Les volumes de livres téléchargés dépassent leur consommation potentielle. La barrière est encore forte à l’entrée pour numériser des livres quand les sources numériques n’existent pas. Aussi peut-on penser que le piratage évoluera en fonction de la mise à disposition numérique des catalogues des éditeurs. La qualité des catalogues semble un élément déterminant pour contrer le piratage, puisque les pirates mettent aussi en avant l’argument de la mauvaise qualité des livres numériques existants.

  • Comment circule l’information sur les livres ? Analyse du référencement

L’étude porte sur le référencement des livres sur les principaux moteurs de recherche, Google, Bing et Yahoo! et montre que Wikipedia.org, Amazon.fr et Fnac.com sont les plates‐formes les mieux référencées lors d’une recherche par un internaute. Lorsque l’on qualifie les sites par catégories, le tableau de bord montre que les sites officiels des auteurs et les sites d’éditeurs font partie des sites les mieux référencés aux côtés de wikipedia.org et des sites d’eCommerce.
La qualification des catégories de site nous permet aussi de mettre en évidence le très bon référencement des sites d’information produits par des tiers (ainsi baptisés par opposition avec les sites officiels d’auteur et d’éditeur).

  • Panorama de l’offre légale et illégale de livres

Ce tableau de bord a été publié en juillet. Il présente l’ensemble des caractéristiques de 31 plates-formes françaises de distribution de livres numériques, couvrant la majeure partie de l’offre dans ce domaine, soit entre 60 000 et 70 000 titres. Nous avons étudié la disponibilité sur ces plates-formes d’un échantillon de titres représentatif et avons comparé avec leur disponibilité sur les principales sources de téléchargement illégal. Hors bande dessinée, on constate que seulement 1 titre sur 5 est disponible en téléchargement, légal comme illégal.

 

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