Chargement

Le Motif

La lettre d’information

Actualités
 
Les champs suivis d’une astérisque (*) sont obligatoires.
Fermer la fenêtre
 

Nouvelles études du MOTif

L’une présente un état de lieux des éditeurs franciliens, l’autre porte sur le piratage des livres sur internet. C’est la mise à jour 18 mois après de l’étude EbookZ 1.

Editeurs d’Ile-de-France, acteurs d’une filière nombreuse et hétérogène

 

Le MOTif publie aujourd’hui un premier portrait des éditeurs de la Région. Cette étude privilégie deux axes : le recensement enrichi des éditeurs franciliens avec leurs principales caractéristiques et une typologie), un focus sur les "petits" et "micro-éditeurs". Plus de 1 000 éditeurs et labels ont ainsi été répertoriés et sont consultables via notre annuaire.
On le sait, l’activité éditoriale française est concentrée en Île-de-France, a fortiori à Paris – cette étude le confirme. La Région héberge la plupart des grands groupes, assure les deux tiers du chiffre d’affaires national de l’édition, près de la moitié de sa production annuelle et emploie la majorité des effectifs salariés.
Le livre, première industrie culturelle de France, a donc bien un centre localisé en Île-de-France ; il apparaît essentiel de la soutenir.
80% des éditeurs franciliens sont situés à Paris, essentiellement sur la rive gauche, lieu historique du livre. Mais certains arrondissements "périphériques" ou départements ne sont pas en reste, ce qui pourrait laisser penser qu’une réorganisation de l’activité éditoriale francilienne est en cours.

Concernant plus précisément les "petits" et "micro éditeurs", le faible nombre de titres au catalogue ou de livres publiés chaque année, ajouté au choix éditorial ou aux modes de promotion et de commercialisation, ne facilite pas toujours leur diffusion-distribution. Or cette dernière reste le nerf de la guerre pour faire décoller l’activité et la sortir de la confidentialité. L’importance des ventes en librairies dans leur chiffre d’affaires le prouve également. Le MOTif a par ailleurs mis en place un groupe de travail pour avancer sur ces questions.

EbookZ 2 : l’offre numérique illégale en 2010

 

L’étude EbookZ 1 (octobre 2009) a été la première en France à analyser spécifiquement l’offre illégale des livres sur Internet, et à répondre notamment aux questions suivantes :
- Quelle est la nature de cette offre ?
- Quels sont les livres et les éditeurs les plus concernés ?
- Par quels circuits et comment sont piratés ces ouvrages ?
- De quelles quantités parle-t-on ?

Dans ce cadre, l’étude publiée aujourd’hui est la mise à jour, 18 mois après, d’EbookZ 1, et selon une méthodologie strictement identique. Avec le lancement de l’iPad en France et la démultiplication rapide de plates-formes de distribution, il semblait en effet pertinent d’étudier dans quelle mesure l’offre pirate a évolué et conservé ou non les caractéristiques cernées dans EbookZ 1.

Tout se passe comme si la période de transition se prolongeait concomitamment au décollage du marché du livre numérique en France. Le piratage n’est pas encore massif mais il s’accélère, et le délai de piratage des nouveautés semble plus court.

Toutefois, si l’offre se développe, c’est au profit du téléchargement direct qui devient la pratique dominante en matière de piratage de livres au détriment du peer to peer.

La littérature, et surtout le fantastique et la science fiction, arrive en tête des livres les plus piratés.

Le meilleur moyen d’enrayer le développement du piratage est la mise en place d’une offre légale attractive et de qualité. Reste à déterminer précisément ce que constitue l’attractivité de cette offre et dans quelle mesure le marché rencontre les usages (et réciproquement), car il existe un risque d’accroissement du piratage avec le développement du légal numérique, tant que la qualité du légal ne l’emporte pas sur la qualité des fichiers pirates.

< Retour