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Quand les usagers de bibliothèques empruntent des tablettes ...

Quel est le profil de l’emprunteur-type ? Quelles sont les fonctionnalités les plus appréciées de la liseuse ? Quels usages sont les plus adéquats ? 161 personnes ont répondu au questionnaire du MOTif sur cette expérimentation menée en partenariat avec des bibliothèques rurales des Yvelines et du Val d’Oise. A la fin de l’année, un projet similaire sera lancé dans le département de Seine-Saint-Denis.

 

Sans surprise, l’usager est majoritairement une femme (75%) âgée entre 35 et 44 ans (tranche d’âge la plus représentée) et grande lectrice (plus de 20 livres par an). Les utilisateurs sont pour la plupart des néophytes de la lecture numérique. L’expérimentation a rencontré un véritable enthousiasme, attesté par les listes d’attente mais l’avis général est nuancé. Tous reconnaissent l’utilité de la tablette en vacances et lors des déplacements quotidiens mais restent de fervents partisans du livre papier. Rien ne remplace "le contact physique avec le livre" disent-ils. En tête des reproches adressés à la tablette : la lenteur de l’appareil, l’absence de couleur et d’usage tactile, la visibilité réduite. Malgré tout 60% ont lu un livre entier sur la liseuse empruntée et leur appréciation globale de l’objet est positive.

Un peu de prospective

80% des usagers pensent qu’ils liront dans quelques années aussi bien sur support papier que numérique selon les circonstances et le type d’ouvrage. 85% sont intéressés par le prêt de ressources numériques. 65% attendent encore des améliorations techniques des appareils avant d’en acquérir.

Côté bibliothécaires

Comme les usagers, ils estiment que la lecture numérique et sur papier sont complémentaires. Plus spécifiquement sur leur métier, ils considèrent que leur pratique professionnelle est amenée à évoluer vers plus de technicité. De nouveaux besoins de formation professionnelle vont émerger. Avec le numérique, la médiation avec les publics sera d’autant plus nécessaire. Certains pensent aussi que le prêt à distance demande une mise en valeur des fonds différente.

L’avis du libraire

Le créateur du site Bibliosurf, Bernard Strainchamps, qui a fourni les fichiers numériques des liseuses et s’est occupé de la formation des bibliothécaires et des aspects de maintenance a aussi été interrogé. Il estime l’expérimentation très positive. Les bibliothécaires l’ont abordée sans a priori mais n’ont pas toujours été en mesure de résoudre des problèmes simples d’utilisation. Autre point négatif, la liseuse est conçue pour un usage personnel. On ne peut la reconfigurer automatiquement après un prêt. "Pour l’instant, c’est plutôt dans l’accessibilité des contenus et le nombre important de titres que l’on peut embarquer sur un appareil que la lecture numérique ouvre des possibles" estime-t-il.

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  • Prêt de liseuses en bibliothèque

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