Chapelle du Miracle à Avignon
Quel lien la création théâtrale contemporaine entretient-elle avec le texte ? Quelle vie pour celui-ci en dehors de la scène ? Comment soutenir l’édition théâtrale et sa diffusion ? Le débat qui s’est déroulé le 17 juillet à la chapelle du Miracle sur l’Espace de la Région Ile-de-France a abordé toutes ces questions. La série d’entretiens réalisés par le BAT avec les intervenants est en ligne.
Avec Pierre Banos, directeur adjoint des éditions Théâtrales ; Jean-Paul Alègre, auteur, président des Ecrivains associés au théâtre ; Sabine Chevallier, directrice éditoriale, éditions Espaces 34 ; François Leclère, librairie Le Coupe-Papier ; Georges Perpès et Françoise Trompette, compagnie de l’Orphéon, bibliothèque théâtrale Armand-Gatti, Cuers ; Anne-Marie Lazarini, metteur en scène, directrice du théâtre Artistic Athévains ; Jean-Pierre Han, rédacteur en chef de la revue Frictions ; Francis Parny, vice-président de la Région Île-de-France chargé de la culture et des NTIC ; Yves Frémion, conseiller régional, président du MOTif.
Sans nous prononcer abusivement sur les raisons (ou les torts), force est de constater que le théâtre contemporain, dans son évolution en début de millénaire, n’a pas témoigné pour les auteurs ni pour les textes une passion dévorante. Sans caricaturer, disons que théâtre et arts plastiques se sont parfois confondus, réduisant le texte à très peu voire à rien. Si les plasticiens ont incontestablement ajouté à ces spectacles une forme nouvelle, la négation radicale du texte est allée parfois un peu loin.
Que l’arrivée d’un théâtre sans texte ait conforté ceux qui n’éditaient jamais de pièces, ou ceux qui ne vendaient pas ces livres, voire ne les proposaient pas au prêt au lecteur, constitue une évidence.
Pourtant, on n’a peut-être jamais autant écrit pour le théâtre en France. Alors, si ces pièces ne sont ni jouées, ni éditées, qui va les entendre ? Qui va les rencontrer ? Pas même les troupes ni les metteurs en scène. Il était donc important de réfléchir ensemble à comment rallumer la flamme du théâtre en livres, qu’ils soient sur papier ou numériques.
Le MOTif, observatoire du livre et de l’écrit, organisme associé à la Région Ile de France, dont une des missions est de s’interroger sur la chaîne de l’écrit pour plus de concertation et de propositions, s’est donc acoquiné avec le Billet des Auteurs de Théâtre pour une rencontre autour de cette question. Sans déflorer ce qui se dira, lançons une première réponse : pourquoi éditer le théâtre ? Parce que ça urge !
Yves Frémion
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