Entre 2007 et 2009, six rapports ont été commandés sur le sujet. Ce dernier commence par un bilan sur la mise en oeuvre des préconisations de ses prédécesseurs avant de présenter ses propres recommandations. Au premier titre, il insiste sur la nécessité de désigner un ministre chef de file, afin que la politique du livre ne soit pas, comme actuellement, éclatée entre plusieurs ministères.
Il approuve les orientations du récent rapport Tessier, proposant d’effectuer une numérisation aussi exhaustive que possible du patrimoine de la Bibliothèque nationale de France et, dans le cadre d’un partenariat avec Google, d’échanger des fichiers, ou à défaut de mettre en place une filière commune de numérisation.
Il observe tout de même que sur les 400 millions d’euros qui paraissent nécessaires pour mener à bien le projet, seulement 160 millions d’euros semblent actuellement financés au cours des dix prochaines années.
Par ailleurs, le rapporteur considère que le principal enjeu pour les éditeurs est de ne pas se trouver dans l’obligation de vendre leurs livres à un prix très bas à un libraire numérique qui serait en situation de quasi-monopole.
La proposition du rapport Tessier de mettre en place une "entité coopérative réunissant les bibliothèques publiques patrimoniales et les éditeurs" afin de permettre au lecteur d’accéder d’un coup à une offre aussi large que possible doit donc constituer la principale priorité de la politique du livre.
< Retour
Et aussi...
Que préconise le rapport Tessier ?