mars 2009
Notre étude comporte 3 types d’analyses* :
Si les deux premiers volets abordent le problème de manière classique et ne permettent pas de mettre en avant de différence majeure entre les librairies et les GSS, le troisième permet une approche qualitative — la seule vraiment intéressante : la librairie vend bien sûr elle aussi des best-sellers, mais elle résiste à la polarisation du marché entre les best-sellers et une majorité d’ouvrages se vendant de moins en moins.
Si les GSS offrent apparemment plus de références que les librairies de proximité, la diversité globale y est moins importante que dans l’ensemble des librairies, dont chacune présente un choix parfois plus restreint mais plus autonome. En laissant une place aux choix des libraires, et donc à l’expression de leurs goûts et de leurs attentes, de leurs connaissances et de leurs préjugés, l’ensemble de la librairie forme un réseau à travers lequel la littérature, et même la littérature la plus exigeante, qui globalement se vend peu, a plus de chance de croiser le chemin des lecteurs.
*Données fournies par GFK.