© J-M. Sicot
Aujourd’hui, l’Ile-de-France se classe en 12ème position (sur 26 régions) en nombre de m2 de bibliothèque par habitant. Elle se classait en 2000 au 24ème rang. Ce nouveau classement établi par la Drac Ile-de-France démontre la nouvelle dynamique du réseau francilien. Toujours selon la Drac, les établissements se répartissent en trois groupes homogènes : 1/3 de petites bibliothèques inférieures à 600 m2, 1/3 de bibliothèques entre 600 et 2000 m2 et un derniers tiers d’établissements supérieurs à 2000 m2. Si les communes ont pris conscience de la nécessité de construire de nouveaux établissements, l’intervention de la Région dans le cadre des financements croisés depuis 2000 a participé à ce rattrapage.
Dans le cadre de sa mission d’observation des acteurs du livre francilien, le MOTif a répertorié et géolocalisé 992 bibliothèques dont 841 bibliothèques territoriales et 150 bibliothèques associatives parmi lesquelles 13 Bibliothèques pour tous avec lesquelles les Bibliothèques départementales de prêt travaillent. La cartographie établie par le MOTif avec le concours de l’IAU reflète cette densification du réseau de lecture publique.
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La Seine-et-Marne, les marches occidentales des Yvelines et le sud de l’Essonne présentent des caractéristiques semblables. Des communes à dominante rurale, faiblement peuplées, souvent peu équipées. Elles ont tendance à miser sur l’intercommunalité et/ou la mise en réseau d’un catalogue pour pallier la faiblesse des équipements de lecture publique. L’intercommunalité permet ainsi de toucher à moindres frais un public disséminé et de renforcer l’offre de ressources documentaires. Il reste toutefois des territoires encore sous équipés dans ces zones là.
Dans les centres urbains, de nouvelles bibliothèques de taille significative ont vu le jour mais certaines villes conservent des équipements vétustes et inadaptés qu’il faudrait revoir. C’est notamment le cas dans certaines des communes ou agglomérations les plus pauvres d’Ile-de-France comme Val-de-France. Sur ces territoires, il serait pertinent de définir des critères permettant aux collectivités d’attribuer de plus larges financements aux porteurs de projets.
En 10 ans, schématiquement, le grand ouest a rattrapé son retard alors que les équipements emblématiques des politiques de lecture publique dans les départements à l’est de Paris n’ont pas été modernisés. La rénovation de ces établissements devrait être une priorité. En Seine-Saint Denis, des nouveaux projets ont été lancés mais des points noirs subsistent.
- 67 bibliothèques à vocation territoriale ont été financées par la Région entre 2000 et 2010 ; Paris n’a fait aucune demande. C’est la Seine-Saint-Denis qui détient le plus d’établissements aidés par la Région (13).
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- En majorité (53), elles ont une surface comprise entre 600 et 2000 m2, 21 une surface supérieure à 2000 m2, 10 une surface inférieure à 600 m2 ;

- En majorité (51), elles sont implantées sur des communes inférieures à 50 000 habitants. 28 ont été construites sur des communes entre 20 000 et 50 000 habitants, 23 sur des communes inférieures à 20 000 habitants, 13 sur des communes entre 50 000 et 100 000 habitants, 3 sur des communes supérieurs à 100 000 habitants (Saint-Denis).
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- 24 établissements dépendent d’un réseau intercommunal. Le 91, le 93 et le 77 réunissent le plus d’établissements sous ce statut.
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L’intervention de la Région qui a concouru au renouveau de la carte des bibliothèques franciliennes risque cependant d’être remise en question par la réforme des collectivités locales. A partir du 1er janvier 2015, pour continuer à mettre en œuvre des financements croisés, il faudra avoir négocié au préalable un schéma d’organisation des compétences qui définisse les interventions financières des départements et des régions. En matière de construction de bibliothèques, les financements croisés demeurent le meilleur des leviers.
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