Il faut tout d’abord déterminer le périmètre exact de la reprise : rachète-t-on une société, un pas de porte ou un fond de commerce ? Reprend-on le personnel, le stock ? S’inscrit-on dans la continuité de l’activité des vendeurs ou souhaite-t-on donner une nouvelle orientation à la librairie ?
Certaines de ces questions sont ouvertes à la discussion donc négociables, d’autres pas. Nous nous trouvons dans ce cas de figure dans un rapport et un dialogue classique entre un vendeur et un acquéreur, chacun tachant de valoriser ses arguments et ses atouts. A aucun moment, le repreneur ne doit oublier qu’il sera, lui aussi, un jour, un vendeur potentiel. Il n’a donc pas intérêt à déprécier l’affaire exagérément. L’usage voudrait qu’une librairie saine s’achète pour un prix correspondant environ à 50 % du chiffre d’affaires hors taxe annuel, mais les ratios sont à prendre avec précaution : seule une analyse fine du bilan, des résultats, de la marge nette, de la part des ventes aux collectivités, des conditions commerciales octroyées par les fournisseurs, du taux d’endettement permet de proposer un prix adapté.
Denis Bénévent et Françoise Claustres,
avec la participation de l’INFL