Auteurs de l’écrit littéraire, scientifique, technique, scolaire, pratique, artistique, théâtral, poétique, documentaire, auteurs d’écrits dans un ouvrage photographique et de bande dessinée, auteurs d’écrits journalistiques uniquement publiés sous forme d’ouvrage.
La SOFIA ne répartit de rémunération qu’aux auteurs titulaires de contrats d’édition, quel que soit le genre de l’œuvre publiée (écrivain, illustrateurs, dessinateurs, traducteurs de livres, auteurs de bande dessinée). Si l’auteur est à la fois auteur des textes et des images d’un livre, il percevra alors toute la part « auteurs ». Les auteurs autoédités et les auteurs publiant à compte d’auteurs ne peuvent pas adhérer à la SOFIA. La SOFIA admet comme associés les journalistes au titre des livres qu’ils ont écrits, mais exclut leurs articles de presse. L’acte d’adhésion est téléchargeable sur le site de la SOFIA.
La SOFIA perçoit le droit de prêt en bibliothèque et la rémunération pour copie privée numérique correspondant à la part du livre. Les redevances sont collectées et redistribuées aux SPRD par SORECOP et COPIE France pour la copie privée, et par le Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC) pour les sommes non documentées.
Droit de prêt
Une première partie des sommes obtenues est répartie à parts égales entre les auteurs et leurs éditeurs, une seconde partie est affectée à la prise en charge d’une fraction des cotisations dues au titre de la retraite complémentaire.
Copie privée
Droit de prêt
Dès que le seuil de 15 exemplaires acquis par une bibliothèque est atteint, la rémunération s’élève à 2,29 € par exemplaire de livre, à partager entre l’auteur et l’éditeur. Sur les 11.241 auteurs bénéficiaires de la première répartition 2003-2004, 351 ont perçu individuellement entre 1000 et 10.781 €, 2010 se sont vus attribués une somme comprise entre 150 € et 999 €.
Copie privée
La répartition s’effectue sur la base d’enquêtes d’usage. Les études périodiquement réalisées par un institut spécialisé (Médiamétrie), auprès de plus de 9000 répondants, permettent de déterminer les catégories d’œuvres copiées et, par voie de conséquence, le nombre de bénéficiaires, en fonction des effectifs d’ayants droit revendiqués par chaque SPRD.
75% des sommes collectées au titre de la copie privée sont reversés directement aux ayants droit (à parts égales entre l’auteur et l’éditeur), 25 % sont utilisés pour des actions d’aide à la création, à la diffusion du spectacle vivant ou pour des actions de formation des artistes. La rémunération pour copie privée représente en 2007 un montant global de 155.000.000 € pour l’ensemble des répertoires, l’écrit et l’image fixe ne représentant à eux deux que 3.000.000 €.
Texte de Ingrid-Mery HAZIOT, avocat au Barreau de Paris spécialisé en droit de la propriété intellectuelle avec la participation d’Hortense Eberlé, juriste en propriété intellectuelle.