Du 17 au 28 août 2026, Oulan-Bator accueille l’un des rendez-vous internationaux les plus importants de l’année sur l’environnement : la 17e Conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17). Pendant deux semaines, délégués des 197 Parties, chefs d’État, ministres, scientifiques et représentants du secteur privé se réunissent en Mongolie pour tenter d’enrayer un phénomène qui touche déjà des milliards de personnes à travers le monde.
Un sommet organisé par l’un des pays les plus touchés
Le choix de la Mongolie comme pays hôte n’a rien d’un hasard. Selon un nouvel atlas national de la désertification présenté le 12 août 2026, 81,9 % du territoire mongol est aujourd’hui dégradé à des degrés divers, un chiffre en forte hausse par rapport aux 77 % évoqués quelques mois plus tôt. Le pays, vaste de 1,56 million de kilomètres carrés, cumule sécheresses répétées, surpâturage et recul des pâturages traditionnels, autant de facteurs qui en font un cas d’étude pour le reste du monde. La conférence s’est d’ailleurs donné pour thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir ».
Des chiffres qui donnent la mesure du problème
Les données présentées par les Nations unies à l’ouverture de la COP17 rappellent l’ampleur du défi :
- Jusqu’à 40 % des terres émergées de la planète sont aujourd’hui considérées comme dégradées.
- Ce phénomène affecte directement environ 3,2 milliards de personnes dans le monde.
- La dégradation des terres et les sécheresses coûteraient à l’économie mondiale près de 900 milliards de dollars par an.
- Selon le secrétaire général de l’ONU, la moitié des terres pastorales de la planète sont aujourd’hui dégradées ou menacées.
Pourquoi ce sommet concerne aussi la France et l’Europe
La désertification n’est pas un phénomène réservé aux zones arides lointaines. Elle touche aussi certaines régions méditerranéennes et pèse indirectement sur l’économie mondiale, donc sur les prix agricoles et alimentaires importés en Europe. Les négociations de la COP17 portent notamment sur le financement de la restauration des terres : l’ONU évalue à 2 600 milliards de dollars les investissements nécessaires d’ici 2030, soit environ un milliard de dollars par jour, pour restaurer plus d’un milliard d’hectares de terres dégradées et renforcer la résilience face à la sécheresse. Une partie de ces financements pourrait mobiliser des institutions et des entreprises européennes, dans un contexte où les enjeux d’économie mondiale et de sécurité alimentaire sont de plus en plus imbriqués.
Ce qui change concrètement
Contrairement à d’autres grandes conférences climatiques, la COP17 sur la désertification met l’accent sur des solutions très concrètes : restauration de sols, gestion durable des pâturages, agroforesterie, ou encore mécanismes financiers dédiés aux zones arides et semi-arides. Les discussions doivent aboutir à des engagements renouvelés des États signataires, sans toutefois avoir la portée contraignante d’un accord climatique de type Paris. Les résultats précis des négociations ne seront connus qu’à la clôture du sommet, le 28 août.
Faits, prévisions et idées reçues
Les chiffres cités ci-dessus (40 % des terres dégradées, 3,2 milliards de personnes concernées, 900 milliards de dollars de coût annuel) sont issus des données officielles présentées par les Nations unies. En revanche, l’ampleur exacte des engagements financiers qui seront pris à l’issue de la COP17 relève encore de la prévision : les 2 600 milliards de dollars évoqués correspondent à un besoin estimé d’ici 2030, pas à une somme déjà engagée. Autre idée reçue à corriger : la désertification n’est pas seulement l’avancée du sable sur les terres agricoles, mais un processus plus large de dégradation des sols, qui touche aussi bien des zones tempérées que des régions historiquement arides.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la COP17 sur la désertification ?
Il s’agit de la 17e Conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), organisée du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, avec la participation des 197 Parties signataires.
Combien de personnes sont concernées par la désertification dans le monde ?
Selon les données des Nations unies présentées lors du sommet, environ 3,2 milliards de personnes sont directement affectées par la dégradation des terres, qui touche jusqu’à 40 % des terres émergées de la planète.
Pourquoi la Mongolie accueille-t-elle cette conférence ?
La Mongolie fait partie des pays les plus touchés au monde : selon un atlas national présenté le 12 août 2026, 81,9 % de son territoire est aujourd’hui dégradé à des degrés divers, ce qui en fait un exemple particulièrement parlant pour les délégations internationales.
Sources
UNCCD — 17th session of the Conference of the Parties
ONU — Communiqué de presse, secrétaire général sur les terres pastorales
Ministère de la Transition écologique — COP17 désertification
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale