Le Grand Prix du roman de l’Académie française a été attribué le 29 octobre à Sébastien Lapaque pour son roman Le Rappel des oiseaux, publié chez Actes Sud. La décision, dotée de 10 000 euros, a été rendue au terme d’un vote particulièrement disputé, qui illustre bien la manière dont l’institution du quai Conti tranche entre ses favoris quand aucun texte ne s’impose dès le premier tour.
Un vote serré, décidé au troisième tour
Les académiciens ont dû voter à trois reprises avant de départager les finalistes. Sébastien Lapaque l’a finalement emporté avec 8 voix, devançant de peu Yannick Haenel, auteur de La solitude des professeurs est infinie (Gallimard), crédité de 7 voix. Marie Petitcuénot, pour Heures sauvages (Éditions Héloïse d’Ormesson), recueillait quant à elle 3 voix. Ce scrutin à plusieurs tours n’a rien d’exceptionnel pour ce prix : il reflète la diversité des sensibilités littéraires réunies sous la Coupole, où un consensus immédiat est rare dès qu’une sélection reste ouverte jusqu’au bout.
Qui est Sébastien Lapaque
Romancier et critique littéraire, Sébastien Lapaque publie depuis la fin des années 1990. On lui doit notamment Ce monde est tellement beau (2021) et Échec et mat au paradis (2024), déjà récompensé par le prix Renaudot de l’essai. Également connu pour son engagement en faveur des vins naturels, l’auteur signe avec Le Rappel des oiseaux un texte poétique qui suit les traces de saint François d’Assise à travers le personnage de Noé, dans une Bretagne des années 1970, en quête d’un éveil spirituel guidé par le chant des oiseaux après la perte d’un grand amour.
Ce type de reconnaissance institutionnelle s’inscrit dans un temps long de la vie culturelle française, où la régularité d’une œuvre finit souvent par être saluée après plusieurs tentatives et plusieurs genres explorés.
Un calendrier chargé pour la rentrée des prix littéraires
L’annonce du Grand Prix de l’Académie française ouvre une semaine particulièrement dense pour le monde du livre. Le prix Médicis sera dévoilé le lundi 2 novembre, suivi le mardi 3 novembre par les très attendus prix Goncourt et Renaudot, puis le prix Femina le mercredi 4 novembre. Cette concentration de verdicts en quelques jours, année après année, façonne une bonne part des choix de lectures pour les mois qui suivent, entre cadeaux de fin d’année et clubs de lecture.
Au-delà du palmarès, ces annonces successives permettent aussi de mesurer les tendances de la rentrée littéraire : récits intimistes, essais engagés ou fictions historiques se retrouvent rarement sur les mêmes listes, ce qui explique pourquoi plusieurs grands noms peuvent être récompensés la même semaine sans se faire concurrence. Un rendez-vous que beaucoup de lecteurs suivent désormais comme un moment fort de leur rythme de vie automnal, au même titre que d’autres rendez-vous culturels de la saison.
Questions fréquentes
Quel est le montant du Grand Prix du roman de l’Académie française ?
Le prix est doté de 10 000 euros, remis chaque année au lauréat choisi par les académiciens.
Pourquoi le vote s’est-il déroulé en trois tours ?
Aucun candidat n’ayant réuni la majorité nécessaire aux deux premiers tours, l’Académie a procédé à un troisième vote, à l’issue duquel Sébastien Lapaque a obtenu 8 voix contre 7 pour Yannick Haenel.
Quels autres prix littéraires sont annoncés dans les jours qui suivent ?
Le prix Médicis est annoncé le 2 novembre, les prix Goncourt et Renaudot le 3 novembre, et le prix Femina le 4 novembre, dans la même séquence annuelle de la rentrée littéraire.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale