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100 km : sous la canicule espagnole, la France décroche le bronze par équipes

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Les championnats du monde IAU du 100 km, disputés le 20 septembre 2026 à Ames, en Galice espagnole, resteront dans les mémoires pour une raison qui dépasse le seul classement : une chaleur extrême, avec une température ressentie proche de 40 degrés, qui a bouleversé la course et provoqué plusieurs abandons de premier plan, y compris dans les rangs français.

Un podium dominé par les États-Unis

Chez les hommes, l’Américain Charlie Lawrence s’est imposé en 6h09’25, devançant le Lituanien Aleksandr Sorokin (6h12’41) et le Britannique Alex Milne (6h17’50). Chez les femmes, sa compatriote Courtney Olsen a décroché le titre en 7h10’31, plus d’une minute devant la Japonaise Miho Nakata, l’Espagnole Gemma Arenas complétant le podium. Cette 33ᵉ édition de l’épreuve, organisée conjointement par l’IAU (International Association of Ultrarunners) et la World Masters Athletics, confirme la densité du niveau international sur cette distance exigeante.

La France, entre bronze collectif et abandons marquants

Côté français, la physionomie de la course a été contrastée. Jason Pointeau, tout juste sacré champion de France de la distance à Steenwerck, a pris la 5ᵉ place en 6h24’34, suivi de Steven Galibert, 6ᵉ en 6h25’30. Portée par ce duo, l’équipe masculine française a finalement décroché la médaille de bronze par équipes, malgré l’abandon de Benjamin Polin, victime de douleurs abdominales après le 76ᵉ kilomètre.

Chez les femmes, Camille Chaigneau, elle aussi tout juste championne de France à Steenwerck et attendue comme cheffe de file du clan tricolore, a dû renoncer dès le 60ᵉ kilomètre, terrassée par un coup de chaleur. Deux trajectoires opposées qui illustrent à quel point, sur ce format d’épreuve, la gestion de l’effort face aux conditions climatiques compte parfois plus que la seule préparation athlétique.

La chaleur, nouvel adversaire des courses d’ultrafond

  • Une température ressentie avoisinant les 40°C sur une bonne partie de la course.
  • Plusieurs abandons chez les favoris, français et étrangers, en raison de coups de chaleur ou de troubles digestifs liés à la déshydratation.
  • Des stratégies de course revues en temps réel : ravitaillement renforcé, réduction d’allure dès les premières heures, surveillance médicale accrue.

Cet épisode relance un débat déjà présent dans d’autres disciplines d’endurance : comment adapter le calendrier et les protocoles de course face à des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes en fin d’été. Les fédérations, dont la Fédération Française d’Athlétisme, documentent déjà ces situations pour affiner les recommandations données aux athlètes, un enjeu qui relève autant de la performance que de la santé des coureurs engagés sur des efforts de plusieurs heures.

Au-delà du tableau des médailles, cette édition 2026 des mondiaux du 100 km aura surtout montré la marge d’incertitude que la météo peut désormais introduire dans une discipline où la régularité, plus que la pointe de vitesse, fait traditionnellement la différence.

Questions fréquentes

Où et quand se sont déroulés les championnats du monde du 100 km 2026 ?

L’épreuve s’est tenue le 20 septembre 2026 à Ames, dans la province de La Corogne, en Galice (Espagne). Il s’agissait de la 33ᵉ édition de ce championnat bisannuel organisé par l’IAU et la World Masters Athletics.

Quel a été le résultat de l’équipe de France masculine ?

Portée par les 5ᵉ et 6ᵉ places individuelles de Jason Pointeau et Steven Galibert, l’équipe de France masculine a remporté la médaille de bronze par équipes, malgré l’abandon de Benjamin Polin après le 76ᵉ kilomètre.

Pourquoi y a-t-il eu autant d’abandons lors de cette édition ?

La chaleur a été le principal facteur : avec une température ressentie proche de 40°C, plusieurs coureurs, dont la Française Camille Chaigneau, ont été victimes de coups de chaleur ou de troubles digestifs liés à la déshydratation, les contraignant à renoncer en cours d’épreuve.

Sources

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Damien Carpentier
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