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PFAS interdits dans les cosmétiques : ce qui change pour vos produits de beauté

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Depuis le 1er janvier 2026, les PFAS sont interdits dans les cosmétiques vendus en France. Shampoings, fonds de teint, mascaras waterproof ou poudres matifiantes : ces « polluants éternels », longtemps utilisés pour leur résistance à l’eau, doivent désormais disparaître des formules. Une bascule réglementaire qui touche directement les rayons beauté et les habitudes d’achat.

Ce que change la loi anti-PFAS

Le texte fondateur, la loi n° 2025-188 du 27 février 2025, vise l’ensemble des substances per- et polyfluoroalkylées, ces molécules à liaison carbone-fluor qui résistent à la dégradation naturelle et s’accumulent dans l’environnement et l’organisme. Des décrets publiés en décembre 2025 ont fixé les seuils de concentration résiduelle tolérés, ouvrant la voie à une interdiction effective au 1er janvier 2026. Contrairement à une simple mise à jour d’étiquetage, il s’agit d’une interdiction de mise sur le marché des produits non conformes.

Quels produits de beauté sont concernés

La liste des références touchées est large. Les fabricants recensent une trentaine de composés PFAS différents encore présents dans l’industrie cosmétique, le plus connu étant le PTFE, popularisé sous le nom commercial Téflon. Sont notamment concernés :

  • les fonds de teint et poudres à effet matifiant ou longue tenue ;
  • les mascaras et eyeliners dits « waterproof » ;
  • les shampoings, gels douche et démêlants à rincer ;
  • les dentifrices et bains de bouche.

Pour les consommatrices habituées à une routine complète, la vigilance porte surtout sur les mentions « longue tenue » ou « résistant à l’eau », historiquement associées à la présence de composés fluorés.

Comment les marques de beauté s’adaptent

Plusieurs laboratoires avaient anticipé le mouvement dès 2023-2024, en reformulant leurs gammes avec des cires naturelles, des émulsifiants d’origine végétale ou des polymères non fluorés. Cette bascule s’ajoute à un autre chantier déjà engagé par le secteur : celui de l’étiquetage renforcé des allergènes cosmétiques, qui imposera dès le 31 juillet 2026 l’affichage de plus de 80 substances sur les emballages. Les deux réformes dessinent une tendance de fond : une exigence croissante de transparence sur la composition réelle des produits de beauté, à laquelle s’ajoute la vogue des routines pour garder une peau éclatante misant sur des actifs jugés plus sûrs.

Contrôles et sanctions

C’est la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) qui est chargée de faire respecter la nouvelle règle, via des contrôles en linéaire et des analyses en laboratoire. Un produit jugé non conforme peut faire l’objet d’un retrait du marché. Sur le fond, la France adopte une position plus stricte que la réglementation européenne actuelle, qui ne cible pour l’instant que certains composés historiques comme le PFOA et le PFOS : la loi française, elle, vise l’ensemble de la famille des PFAS, y compris les molécules de substitution. Ce choix fait écho à une logique déjà à l’œuvre ailleurs dans l’industrie, comme le montre la redevance « pollueur-payeur » désormais appliquée aux rejets industriels de PFAS, qui vise à responsabiliser l’ensemble de la chaîne, de l’usine au produit fini.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un PFAS ?

Il s’agit d’une famille de plusieurs milliers de substances chimiques synthétiques, caractérisées par une liaison carbone-fluor extrêmement stable. Utilisées pour leur résistance à l’eau et à la chaleur, elles sont surnommées « polluants éternels » car elles se dégradent très lentement dans l’environnement.

Tous les cosmétiques sont-ils concernés par l’interdiction ?

La loi vise les cosmétiques sans exception de catégorie, qu’il s’agisse de produits à rincer comme les shampoings ou de produits laissés sur la peau comme les fonds de teint et mascaras waterproof.

Comment savoir si un produit contient encore des PFAS ?

En l’absence d’un pictogramme dédié, mieux vaut se référer à la liste INCI sur l'emballage et se méfier des préfixes « fluoro » ou « perfluoro », ainsi que des mentions marketing de résistance à l’eau qui accompagnaient souvent ces formulations.

Sources

Recy.net — Termsciences.fr — EEN Hauts-de-France

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Damien Carpentier
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